Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût (Vauvenargues)

A première vue : la rentrée Sabine Wespieser 2015

L’éditrice Sabine Wespieser a pris l’habitude de publier peu mais bien – une coutume qui lui a valu ces derniers mois un prix Fémina pour Yanick Lahens, et le Prix des Libraires pour les formidables Amours de Léonor de Récondo. Elle aborde cette rentrée 2015 avec un seul roman français, à paraître en août, et deux étrangers très dépaysants, l’un pour septembre, l’autre pour octobre. Qui dit mieux ?

Meur - La Carte des MendelssohnCARTOGRAPHIE FAMILIALE : La Carte des Mendelssohn, de Diane Meur
Dans la famille Mendelssohn, on connaît Moses, le philosophe, et Félix, le compositeur. Mais quid de l’homme né entre eux, fils du premier et père du second, que l’Histoire a laissé dans l’ombre ? En s’intéressant à Abraham Mendelssohn, Diane Meur ne se doutait pas qu’elle allait dérouler un arbre généalogique de plus en plus vaste, découvrant des ramifications insoupçonnées qui finissent par faire du roman des Mendelssohn le roman d’une enquête – infinie, comme la vie.
Sur le papier, l’un des livres les plus ambitieux de la rentrée française.

Kurniawan - L'Homme-TigreGROAR : L’Homme-Tigre, d’Eka Kurniawan
(traduit de l’indonésien par Etienne Naveau)
Si vous avez envie de lire un roman indonésien (ce n’est pas si courant), en voici l’occasion. L’histoire d’un homme, Margio, coupable du meurtre d’un notable inoffensif dénommé Anwar Sadat, et qui prétend être possédé par un tigre. Entre tragédie sociale et conte animiste, une curiosité, sans aucun doute.

Seethaler - Une vie entière (pt)ÉTOILE DES NEIGES : Une vie entière, de Robert Seethaler
(traduit de l’autrichien par Elisabeth Landes)
Remarqué l’année dernière avec Le Tabac Tresniek, l’Autrichien Robert Seethaler revient avec le roman d’un homme ordinaire, Andreas Egger, menant sa vie en regardant toujours vers l’avant, qu’il s’agisse de combattre sur le Front de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale, d’échapper à la coupe d’un homme brutal l’ayant élevé à la dure enfant, ou d’accompagner le développement des téléphériques dans les montagnes où il vit. Un livre qui sera sûrement plus gratifiant à lire qu’à résumer (surtout sans l’avoir lu !)

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