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Les livres qui comptent #2 : les premières B.D.

DÉBUTS D’UN LECTEUR #2

Dans les années 80, l’offre était déjà très importante en bande dessinée. Sans doute pas autant qu’aujourd’hui, mais c’était déjà impressionnant. Je me souviens des énormes rayons de la FNAC des Halles, où des lecteurs s’installaient comme ils pouvaient, assis par terre dans les allées, pour bouquiner tranquillement (ce qui avait fini par inciter la FNAC à concevoir une pub pleine d’humour, avec un certain Jean-Luc…)

Juste à côté de chez moi, dans le Xème arrondissement de Paris, rue de Dunkerque, il y avait aussi une librairie. La Librairie Parisienne de la Radio, tel était son nom. Elle était installée juste en face de l’actuelle librairie Nordest.
En faisant des recherches sur Internet, j’ai été étonné de constater qu’on ne trouvait pratiquement rien à son sujet aujourd’hui. Certes, elle a fermé depuis longtemps, mais pour moi, c’était une grande librairie de quartier à l’époque, assez fréquentée, nantie d’un grand plateau au rez-de-chaussée et d’un sous-sol. J’ai découvert qu’elle avait également publié des livres techniques spécialisés sur les radios (évidemment)…
J’y ai acheté pas mal de mes premiers livres qui comptent (j’aurai l’occasion d’en reparler). Qu’elle semble s’être évaporée des mémoires aussi facilement me surprend, et m’attriste un peu, pour être sincère.

Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos B.D. Je n’étais pas un gros lecteur de bandes dessinées, pas plus que le reste de ma famille (je ne crois pas avoir jamais vu mes parents avec une B.D. entre les mains) ; mais, comme la plupart des gamins des années 80, j’ai été biberonné aux deux grandes séries classiques de l’époque : Astérix et Tintin.
Il y en avait d’autres, bien sûr, mais ces deux-là étaient incontournables, et nous en avions presque tous les volumes à la maison. Je ne compte pas les heures passées à les lire et les relire – il suffit de voir dans quel état ils sont aujourd’hui, pour certains presque impossibles à manipuler tellement ils partent en lambeaux (mais nous les avons toujours !!!)

Mon chouchou était – et est toujours – Astérix, dont la liste de mes titres préférés est trop longue pour être citée ; mais quelques albums de Tintin (les grands diptyques en particulier : Objectif Lune/On a marché sur la Lune, Le Secret de la Licorne/Le Trésor de Rackham le Rouge) ont aussi profondément marqué mon esprit de jeune lecteur, y laissant sans doute une empreinte qui a éveillé mon appétit encore insatiable aujourd’hui pour les récits d’aventure.

Il y a eu d’autres séries ensuite : Gaston Lagaffe bien sûr, quelques albums d’Alix, les exceptionnels Calvin & Hobbes un peu plus tard… Pour autant, je ne suis pas devenu un grand lecteur de bandes dessinées. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir lu, d’y être retourné régulièrement avec toujours autant de curiosité et d’envie de découvrir, d’avoir glané des bons conseils auprès de collègues et d’amis spécialistes…

Je ne sais pas pourquoi, il y a souvent quelque chose qui coince, qui me prive du plaisir d’être totalement emporté, là où la littérature m’a si souvent bouleversé sans réserve. D’ailleurs il n’y aura pas d’autres B.D. dans cette rubrique des livres qui comptent, bien que j’aie pu glaner à l’occasion quelques beaux coups de cœur, admirer le talent d’immenses dessinateurs et scénaristes, et que l’envie de me laisser séduire soit toujours là, intacte. Je n’ai pas dit mon dernier mot de lecteur à ce sujet !

Et vous, plutôt Astérix ou Tintin ? Ou aucun des deux ?
Quelle est la première B.D. qui vous a marqué ?

Et votre première librairie, vous vous en souvenez ?


Au programme la semaine prochaine :
des géants, du chocolat et des renards…

13 réponses à « Les livres qui comptent #2 : les premières B.D. »

  1. J’ai été biberonnée aussi avec les Tintin, mais aussi avec les Spirou et Fantasio, Tif & Tondu, Gaston, bien entendu et Astérix. Astérix n’a pas pris une ride, Gaston non plus et j’adore toujours les relire. Mes parents m’avaient acheté ma première bédé dans un supermarché, un truc immense, à l’époque !

    1. Ah oui, Spirou et Fantasio, voilà l’exemple type de la série que j’ai totalement manquée… Pourtant, je pense que j’aurais adoré la lire à cet âge-là !

      1. Il n’est jamais trop tard, même si, pour le coup, découvrir les albums signés par Franquin, alors que tu es adulte, pourrait te faire perdre la magie qu’il y avait de les lire enfant (magie qui est restée, je les aime toujours, les albums scénarisés par Franquin).

      2. Je pense que Franquin fait partie de ces auteurs dont l’œuvre ne vieillit pas et peut être toujours bien lue, même adulte, même tardivement (même si, dans certains cas, avoir découvert ces livres enfant fait précisément partie de la magie qui s’y attache ensuite). Je relis Gaston avec toujours le même plaisir – qui est précisément celui que j’éprouvais enfant, certes, mais j’ai l’impression de lire ces albums de la même manière, alors que je ne relis plus Tintin de la même manière, par exemple.

      3. Gaston se lit toujours de la même manière, mais pour les Spirou & Fantasio, si on regarde de plus près, on pourrait trouver des défauts inhérents à l’époque : peu de femmes présentes, très clichées, tout qui se résout facilement, clichés aussi sur d’autres personnages… bref, si on cherche, on trouvera et si on se met à gratter trop, les défauts vont être éclairés. Je ne lis pas avec ces yeux-là, parce que c’est une partie de mon enfance et que de toute façon, on ne saura rien y changer.

      4. Ah ok, je vois ! Oui, effectivement, vu sous cet angle, il vaut mieux avoir pu les aborder avec l’innocence de l’enfance pour en garder le « meilleur », alors qu’un lecteur adulte les découvrant aujourd’hui, avec tout ce qui a changé (et heureusement) durant ces dernières années, risque de grincer des dents et d’achopper sur les défauts.
        Merci pour ces explications pleines de sens :)

      5. Mais j’aurais pu aussi les relire et ne plus les aimer, parce que j’aurais vu les défauts qui étaient invisibles à mes yeux de gosse naïve. Ce n’est pas arrivé… J’ai relu un Johan et Pirlouit, ça a foiré, par contre.

      6. Oui, c’est pour ça que, parfois, il faut éviter de relire, et pas seulement les lectures d’enfance…
        Johan et Pirlouit, pour moi, c’est surtout le générique du dessin animé !!! Pas tellement le dessin animé en lui-même d’ailleurs, dont je ne garde aucun souvenir particulier. Et jamais lu les B.D.

      7. Ah oui, je me souviens de la mélodie en plus ! Marrant, ça. J’évite les relectures aussi, hormis des Astérix, Gaston, Blueberry, Durango et Lucky Luke !

  2. C’est vrai que dans les années 80 Tintin et Astérix étaient incontournables. Je n’ai jamais été lectrice de BD, c’est lorsque mes enfants ont voulu en lire, que je m’y suis intéressée. Mais sans jamais en lire. Pourtant ces dernières années, j’ai plongé dans certaines BD et adaptations que j’ai particulièrement apprécié, et j’en lis très régulièrement. Sur mes 85 lectures de cette année, 27 sont des BD ;)
    Il y avait certainement une librairie dans mon quartier, mais j’avoue que je faisais comme Jean-Luc, j’allais à la FNAC de Montparnasse, qui reste mon endroit favori quand je veux flâner et découvrir des livres. Sur Paris ce n’est pas les librairies qui manquent, ni le choix :)

    1. À part la Librairie Parisienne, qui était vraiment juste à côté de chez moi, j’allais aussi pas mal à la FNAC, celle des Halles. J’aimais bien aussi.
      Merci pour le partage sinon ! Et ton exemple est encourageant finalement, rien n’est perdu, je peux encore me rattraper en B.D. alors :)

  3. Ah les BD !! Comme toi, je ne suis pas une grande lectrice de BD mais j’ai tout de même des bases !! Tintin bien sûr, j’ai adoré et j’adore toujours (Tintin au Tibet, Tintin au temple du soleil, Les 7 boules de cristal… que la momie m’a fait peur !). J’aime bien Astérix mais un peu moins que Tintin. Grande fan de Gaston Lagaffe, il me fait toujours autant rire. J’ai lu aussi beaucoup la série des Blueberry… Mais mes toutes premières je crois ont été Sylvain et Sylvette et dans un genre très différent Rahan, fils des âges farouches…. que j’ai aimé !! Mon papa qui était souvent en déplacement, m’en rapportait souvent pour me faire plaisir ! ;) Bref, en gros voilà ce qu’il en est… J’en oublie sans aucun doute, mais elles m’ont forcément moins marquée. Merci pour ces chroniques qui nous font replonger dans un doux passé ! :)

    1. Merci à toi de jouer le jeu de cette rubrique et de partager tes propres souvenirs ! C’est aussi – voire autant – pour cela que je me suis lancé là-dedans. C’est intéressant de voir, à époque égale ou à peu près, les traces qu’ont pu laisser certains livres, certaines séries, pas forcément les mêmes pour tous… et ça prouve surtout que tous les gros lecteurs d’aujourd’hui ont de solides bases plantées dans l’enfance :)

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