Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût (Vauvenargues)

La liste de mes envies de Grégoire Delacourt

Qu’est-ce que ce livre inconnu au bataillon qui truste les premières places des ventes sur Amazon? 1h30 plus tard… verdict…

La liste de mes envies est une caricature de livre. Une ébauche, un brouillon. Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, est une femme comme on n’en fait plus. Dévouée corps et âme à sa famille, à son magasin et à ses fidèles lectrices sur son site internet de couture. Mariée à Jocelyn (ah ah!), elle a deux grands enfants et un mort-né auquel elle pense souvent. Du jour au lendemain, Jocelyne gagne à la loterie nationale, la somme faramineuse de 18 millions et quelques d’euros. 

Moralité? : l’argent ne fait pas le bonheur. On n’est heureux qu’avec sa famille, même si on ne la choisit pas. On choisit ses amis. Quand on est riche, on n’est plus sûr de rien. Même quand ton mari est rustre, attends, ça passera. La patiente est la mère de toutes les vertus… Et tant d’autres encore. 

Un ramassis de clichés vous dis-je. Quant au style… Grégoire Delacourt a écrit un livre pour la ménagère de plus de cinquante ans qui n’a pas eu la vie qu’elle escomptait. C’est niais. Cul-cul oserai-je dire. Et le style littéraire est d’une pauvreté à faire pleurer dans les chaumières. Normal, c’est le but. 

La liste de mes envies est un ouvrage simple, lambda, qui plaira à toutes celles qui aiment Marc Lévy et Guillaume Musso. La comparaison n’est pas flatteuse, Grégoire Delacourt a au moins eu le mérite de ne pas écrire une histoire d’amour plate comme on en fait trop souvent, mais il ne s’éloigne pas, hélas, du malheureux Sujet-Verbe-Complément qui fait de son ouvrage, un texte d’une platitude sidérante. 

La liste de mes envies de Grégoire Delacourt
Editions JC Lattès
9782709638180
185p., 16€ 

Un article de Clarice Darling.

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2 Réponses

  1. alexmotamots

    Ta comparaison a le mérite d’être claire.

    20 mars 2012 à 09:20

    • C’est un peu « trash », c’est vrai. Ce livre aurait vraiment pu avoir une autre dimension, dans le registre Elégance du hérisson par exemple, s’il y avait eu un véritable style littéraire… Dommage!
      Cannibalement
      Clarice.

      20 mars 2012 à 17:40

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