Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût (Vauvenargues)

La disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel

vielC’est mon premier roman de Tanguy Viel. Je n’ai pas eu l’idée et le temps d’en lire avant celui-là. Le principe du livre est plaisant. L’auteur décide de se lancer dans la rédaction d’un roman « américain ». C’est à la mode me direz-vous. Dans son genre, la très jeune Cécile Coulon se débrouille très bien. Tanguy Viel va donc prendre tous les codes du roman américain, comme s’il s’agissait d’une recette de cuisine, et tenter de rédiger le premier roman américain écrit par un français.

Dwayne Koster souffre désespérément de sa solitude. Sa femme a refait sa vie avec un collègue de Dwayne, elle a gardé la maison et les enfants. Prof à l’université, Dwayne plaque son boulot et part à bord de sa vieille Dodge Coronet 1969. Il erre ainsi parmi les routes américaines et ses souvenirs avant d’arriver au Nouveau Mexique, sur les traces de son idole, le chanteur disparu, Jim Sullivan.

Le style est très particulier. Tanguy Viel écrit et commente en même temps son roman. Chaque phrase ou presque est discutée. Pourquoi une vieille voiture? Pourquoi un agent du FBI? Pourquoi l’alcool et l’adultère? Au final, ce qui devait être un simulacre de roman américain est surtout un ouvrage très français, où on discute et on pinaille pour tout et n’importe quoi. Certes, le but n’était pas de faire un roman pur et simple et durant les trente premières pages, j’ai apprécié le concept. Ce roman exercice de style un peu patraque s’essouffle sur la longueur. Same player, try again!

La disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel
Les éditions de Minuit, 2013
9782707322944
153p., 14€

Un article de Clarice Darling.

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6 Réponses

  1. alexmotamots

    L’auteur se pose des questions sur chacune de ses phrases ?!

    18 mars 2013 à 16:43

  2. C’est amusant, j’ai plutôt adhéré comme toi sur les 30 premières pages et puis paf, ça a ensuite commencé à sérieusement m’ennuyer. Du coup je ne l’ai même pas terminé. Je trouve pourtant le sujet (la réflexion sur la littérature américaine, son omniprésence, son universalité apparente, son influence sur les autres littératures….) vraiment intéressant, mais j’aurais sans doute aimé le voir traité autrement.

    18 mars 2013 à 17:26

    • Nous sommes bien d’accord! Je l’ai fini pour la cause, mais j’avoue que la tentation de l’abandon s’est faite grande!
      Cannibalement
      Clarice

      18 mars 2013 à 21:11

  3. aaaaah, pour moi ce fut un réel coup de coeur! certes le début peut être déroutant mais il m’a captivé et je me suis pris au jeu. Il faut dire que je suis un inconditionnel de cet écrivain. Je pourrais te conseiller « Paris-Brest » qui peut sembler plus classique dans l’approche.

    20 mars 2013 à 11:05

    • J’ai bien aimé le concept mais au final, j’ai trouvé que ça tournait en eau de boudin, c’était un peu toujours la même chose. Je lirai Paris-Brest pour voir. Merci du conseil Guillome et merci de nous avoir donné ton avis!
      Cannibalement
      Clarice.

      20 mars 2013 à 21:08

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