Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine… trĂšs lointaine… j’avais lu Comment je suis devenu stupide, du mĂȘme auteur. Le titre m’avait interpellĂ©e. Certes, il n’y avait pas de quoi s’en relever la nuit, mais le roman Ă©tait somme toute plaisant. J’avais poursuivi mes lectures avec On s’habitue aux fins du monde. Et voici que me tombe dans les mains L’apiculture selon Samuel Beckett.
Ce qui est dommage chez Martin Page, c’est que ses ouvrages ont l’immense dĂ©savantage d’ĂȘtre rapidement oubliĂ©s. L’auteur livre ici un rĂ©cit fictif d’un jeune homme, assistant de Samuel Beckett le temps d’un Ă©tĂ©. Cet Ă©tudiant en lettres va dĂ©couvrir l’Ă©crivain de Molloy sous un autre jour, contraire Ă ce que les photographies de Beckett peuvent amener Ă croire. Beckett est ici un homme relativement souriant, aimant les dĂ©guisements, et aux multiples manies, ce qu’on appellerait aujourd’hui des TOC.
Martin Page ne va malheureusement pas plus en dĂ©tail. On n’en saura pas plus de ses personnages pourtant singuliers. RĂ©digĂ© sous forme de journal intime, le roman peine Ă trouver un souffle. Cette impression Ă©tait dĂ©jĂ lĂ avec mes deux prĂ©cĂ©dentes lectures de Martin Page. Ca m’attriste car c’est un Ă©crivain fort sympathique et proche de son public, qui trouve son lectorat Ă chaque roman mais dont j’aimerais voir un jour paraĂźtre un ouvrage plus… percutant? On verra bien avec son prochain roman!
L’Apiculture selon Samuel Beckett de Martin Page
Editions de l’Olivier, 2013
978282360007
87p., 12âŹ
Un article de Clarice Darling.
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