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Pourquoi je n’ai pas dépassé la page 50 : Jean-Marie Blas de Roblès et Négar Djavadi

Quand on explore une rentrée littéraire, on s’expose parfois à des échecs. Des rencontres (ou des retrouvailles) qui ne marchent pas, des alchimies qui ne se réalisent pas.
Les auteurs et leurs livres n’en sont pas forcément responsables, et la qualité de leurs romans pas remise en cause, en toute objectivité. Ce n’était juste pas le bon moment, pas la bonne disposition d’esprit, pas le bon livre à cet instant précis.

En cette rentrée 2020, j’ai déjà buté sur deux livres. Deux romans que, par ailleurs, j’attendais avec curiosité. J’ai tout de même envie d’en dire un mot, et d’expliquer pourquoi je n’ai (symboliquement) pas dépassé leur page 50.
Pour le moment en tout cas, car un retour à leurs pages est toujours possible. Souvent, c’est l’impatience qui me pousse à laisser tomber ; la conscience qu’après ces livres, il y en a tant d’autres qui attendent leur tour, avec qui la rencontre se déroulera peut-être mieux…


Ce qu’ici-bas nous sommes

Jean-Marie Blas de Roblès

(Zulma)


S’il y a bien un auteur que je ne m’attendais pas à faire figurer un jour dans cette rubrique particulière, c’est Jean-Marie Blas de Roblès. Lui dont j’ai follement adoré L’Île du Point Némo, et beaucoup aimé d’autres de ses livres à des degrés divers, n’a pas réussi à m’embarquer cette fois-ci. (Pour le moment, dois-je le rappeler. Celui-ci, je peine à me dire que je n’y reviendrai pas tôt ou tard.)
Pourtant, son nouveau roman avait sur le papier beaucoup pour me plaire. Une histoire inventive, foisonnante, ouverte à la curiosité, et rehaussée d’illustrations de l’auteur lui-même. L’objet-livre est d’ailleurs fort beau, ce qui n’est pas étonnant puisque nous sommes chez Zulma. Malgré tous mes efforts, je n’ai hélas pas adhéré au texte lui-même.

Pour raconter les drôles de péripéties de son narrateur, Blas de Roblès a fait le choix d’un style particulier, mêlant relation de voyage et réflexion ethnographique. Il en résulte un style distant, analytique. C’est volontaire, bien sûr, et l’effet recherché, à mon avis, est de créer un décalage drolatique entre cette froideur apparente et les expériences plus ou moins fantasques que vit le personnage.
Hélas, je n’ai pas réussi à accrocher le wagon. Pas trouvé le bon rythme, d’autant moins que les illustrations, assez nombreuses, perturbent quelque peu ma lecture. Elles sont intéressantes, souvent amusantes, parfois même indispensables à la compréhension du récit, mais je trouve perturbant de lâcher le texte pour les regarder et reprendre le fil après cette rupture.

À suivre, sans doute… mais pas tout de suite !

Un aperçu du livre ici : à première vue, la rentrée littéraire Zulma 2020


Arène

Négar Djavadi

(Liana Levi)


Après Désorientale, son premier roman phénomène, j’étais très curieux de découvrir le deuxième livre de Négar Djavadi. D’autant plus qu’il se déroule dans l’est parisien, où j’ai longtemps vécu et travaillé.

Malheureusement, la familiarité des décors n’a pas suffi à m’embarquer dans son histoire. La faute à ce que j’appelle du « psychologisme » : une débauche de réflexions et d’analyses psychologiques sur les moindres faits et gestes des personnages, qui allongent et alourdissent le texte en le freinant, beaucoup trop souvent à mon goût en tout cas.

Ayant récupéré depuis des livres placés plus haut dans la liste de mes attentes de cette rentrée, j’ai préféré laisser Arène de côté, quitte là aussi à y revenir plus tard, sans impatience et à tête reposée.

Un aperçu du livre ici : à première vue, la rentrée littéraire Liana Levi 2020


À première vue : la rentrée Zulma 2020

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Intérêt global :

joyeux


Zulma ! Voici l’éditeur qui annonce la fin de cette très longue présentation de rentrée littéraire, c’est donc un soulagement d’aborder son programme. Un soulagement, mais aussi et surtout une joie, car la petite maison aux splendides couvertures manque rarement de glisser objets de curiosité littéraires et pépites gracieuses dans sa production.
Cette année, deux titres seulement sont au programme. Cependant, comme l’un d’eux est signé Jean-Marie Blas de Roblès, joie et plaisir sont d’ores et déjà annoncés (du moins j’espère !) Et l’autre pourrait bien constituer une jolie découverte.


Jean-Marie Blas de Roblès - Ce qu'ici-bas nous sommesCe qu’ici-bas nous sommes, de Jean-Marie Blas de Roblès

Pour une fois, la couverture d’un roman Zulma se fait figurative. Et pour cause, elle est signée par l’auteur en personne. Jean-Marie Blas de Roblès ajoute à sa virtuosité littéraire le plaisir de l’illustrateur, puisque tout son nouveau livre est émaillé de dessins réalisés par ses soins. Par ailleurs, le résumé du roman nous renvoie à son univers riche, inventif et volontiers extravagant.
Parole y est en effet donnée à un certain Augustin Harbour qui, dans une clinique de luxe au Chili, évoque l’aventure extraordinaire qui lui serait arrivée dans le désert du Sud libyen, quarante ans plus tôt. Il affirme y avoir découvert une oasis mystérieuse, où on aboutit sans savoir pourquoi, et dont on ignore encore plus comment en repartir. Sur place, Augustin y fait l’expérience des moeurs et habitudes singulières des échoués de l’oasis, où l’on prétend que Dieu en personne y vit.
Dans la digne lignée de Là où les tigres sont chez eux ou L’Île du Point Némo, un nouveau roman d’aventures en perspective, plein de fantaisie, d’intelligence et de surprise.

Laurence Vilaine - La géanteLa Géante, de Laurence Vilaine

Après deux romans publiés chez Gaia, Laurence Vilain entre chez Zulma avec la montagne évoquée par la couverture. Une montagne nommée la Géante, au pied de laquelle vit Noële, en communion totale avec la nature sauvage qui l’entoure. Jusqu’à l’irruption dans sa vie de deux inconnus, qui vont l’ouvrir au désir, à l’amour, au manque et au pouvoir des mots…


BILAN


Lecture certaine :
Ce qu’ici-bas nous sommes, de Jean-Marie Blas de Roblès

Lecture potentielle :
La Géante, de Laurence Vilaine


Dans l’épaisseur de la chair, de Jean-Marie Blas de Roblès

« Toi, de toute façon, tu n’as jamais été un vrai pied-noir ! » En balançant cette phrase sous le coup de la colère, Manuel Cortès ne mesure pas le choc qu’il procure à son fils. Quelques jours plus tard, lors d’une partie de pêche solitaire en Méditerranée, ce dernier tombe à l’eau. Accroché à son bateau sans moyen de remonter à bord, attendant une aide hypothétique (nous sommes le 24 décembre et la mer est déserte), le naufragé remonte alors le fil de l’histoire de son père, de l’arrivée de ses propres parents espagnols en Algérie au diplôme de chirurgien de Manuel et à son engagement dans l’armée durant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à la guerre d’indépendance et la fuite de la famille vers la France…

LaSolutionEsquimauAWDifficile de passer après L’Île du Point Némo, le précédent roman de Jean-Marie Blas de Roblès paru il y a trois ans, qui m’avait ébloui et transporté d’enthousiasme. Pourtant, sans me sidérer autant (c’eût été un miracle, honnêtement), Dans l’épaisseur de la chair a trouvé la clef pour me séduire. Grâce, notamment, au style du romancier. Ce n’est plus à prouver, Blas de Roblès est un écrivain, un vrai, un grand. Un auteur qui pèse le juste poids des mots, maîtrise l’élégance de la grammaire, sait dérouler des phrases élaborées sans jamais essouffler ou assommer son lecteur, sans épate mais avec une évidence qui rassérène et nourrit.
Là où L’Île du Point Némo se montrait génialement hirsute, virtuose, mêlant jusqu’à la folie registres et styles radicalement différents, Dans l’épaisseur de la chair semble de prime abord plus sage, plus cadré. C’est que le propos n’est pas le même. À la jubilation brute du roman d’aventures succède une histoire familiale se confondant en partie avec celle de l’Algérie, de la fin du XIXème siècle à nos jours.

(Ré)inventer la vie de Manuel Cortès, comme le fait son fils pour tromper l’interminable attente de son immersion forcée dans la Méditerranée, nécessite de suivre un fil tiré par l’Histoire, en partant de l’immigration espagnole en Algérie pour suivre l’existence du pays colonisé durant la première moitié du XXème siècle, passer par la Seconde Guerre mondiale et l’engagement des Algériens dans les troupes françaises, et atteindre la guerre d’indépendance qui voit l’Algérie échapper au joug hexagonal – et les pieds-noirs découvrir la peur et la souffrance d’un exil imposé.

Il y a sans doute une part d’autobiographie dans ce roman (Jean-Marie Blas de Roblès est né à Sidi-Bel-Abbès où se passe une bonne partie du livre, qu’il explique avoir écrit pour rendre hommage à son père), mais l’auteur nous épargne la purge d’une autofiction sans relief pour privilégier le romanesque et l’invention, comme à son habitude. Car, s’il le fait plus discrètement que dans son précédent opus, Blas de Roblès sait à nouveau se montrer picaresque, plein d’humour (le personnage de Juanito, le père de Manuel, vaut son pesant de cacahuètes) ou joyeusement créatif – avec les interventions piquantes du perroquet Heidegger, déjà présent dans Là où les tigres sont chez eux, qui se fait ici le Jiminy Cricket du narrateur pour guider son récit et l’obliger à tenir bon.
Il brille aussi, au cœur du roman, dans des scènes de guerre étourdissantes tandis qu’il suit le parcours de Manuel Cortès, engagé volontaire comme chirurgien auprès des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale ; des passages qui, dans leur précision et leur brutalité, évoquent la crudité impitoyable du film de Steven Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan. Il laisse enfin affleurer l’émotion avec pudeur dans le dernier tiers du livre, au moment de la fuite de la famille et de la difficile reconstruction en France.

Au terme de l’errance navale du narrateur (dont je vous laisse bien sûr découvrir l’issue), Dans l’épaisseur de la chair s’avère une magnifique déclaration d’amour et d’admiration d’un fils pour son père, appuyée sur une réflexion dénuée de nostalgie sur ce qu’est être attaché à ses racines, surtout quand celles-ci vous ont été arrachées. Jean-Marie Blas de Roblès ajoute un nouveau très beau livre à sa bibliothèque personnelle, et on a envie de l’en remercier.

Dans l’épaisseur de la chair, de Jean-Marie Blas de Roblès
Éditions Zulma, 2017
ISBN 978-2-84304-799-2
375 p., 20€


À première vue : la rentrée Zulma 2017

Ah, les éditions Zulma ! C’est toujours un plaisir d’aborder leurs publications audacieuses, contrastées, différentes, annoncées par leurs couvertures colorées si reconnaissables. Et c’est d’autant plus une joie lorsque Laure Leroy et son équipe lancent dans une rentrée un nouveau livre de Jean-Marie Blas de Roblès, auteur de l’inoubliable Île du Point Némo dont l’inventivité folle offrit une lecture puissamment jubilatoire, il y a trois ans. Il se présente cette année en compagnie d’un primo-romancier haïtien et d’un auteur jamaïcain dont le titre va immanquablement vous coller une chanson dans la tête.

LaSolutionEsquimauAWROBINSON DANS L’EAU : Dans l’épaisseur de la chair, de Jean-Marie Blas de Roblès (lu)
« Toi, tu n’es pas un vrai pied-noir. » En balançant cette phrase à l’occasion d’un coup de colère, Manuel Cortès ne mesure pas le choc qu’il procure à son fils. Quelques jours plus tard, lors d’une partie de pêche solitaire, ce dernier tombe à l’eau. Accroché à son bateau sans moyen de remonter à bord, attendant une aide hypothétique (nous sommes le 25 décembre), le naufragé remonte alors le fil de l’histoire de son père, de l’arrivée de ses propres parents espagnols en Algérie au diplôme de chirurgien de Manuel et à son engagement dans l’armée durant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à la guerre d’indépendance et la fuite de la famille vers la France…
Le ton, le propos, le réalisme, l’épaisseur, tout diffère de l’Île du Point Némo dans ce nouveau livre. Mais la maestria de raconteur d’histoire de Blas de Roblès est intacte, et ce récit où l’humour côtoie l’horreur progresse vers une apogée d’émotion qui laisse une marque forte chez le lecteur. Une magnifique déclaration d’amour d’un fils pour son père, et un livre bouleversant, coup de cœur Cannibale de la rentrée.

Noël - Belle merveilleTOUT BOUGE AUTOUR DE MOI : Belle merveille, de James Noël
Après le terrible tremblement de terre de janvier 2010 qui ravage Haïti, Bernard, survivant hébété parmi tant d’autres, tombe fou amoureux de la bien nommée Amore, bénévole dans une ONG. Pour l’aider à se reconstruire et échapper au désastre, elle lui propose un voyage à Rome… Les auteurs haïtiens continuent à panser les blessures de leur île grâce à la littérature, rien de plus naturel donc que de voir le poète James Noël affronter les souvenirs du séisme dans son premier roman, où le fourmillement unique de la langue insulaire sublime le tragique.

LaSolutionEsquimauAWTHE HARDER THEY COME : By the rivers of Babylon, de Kei Miller
(traduit de l’anglais (Jamaïque) par Nathalie Carré)
Augustown, 1982. Kaia rentre de l’école sans ses dreadlocks, coupés par son instituteur. Un crime terrible qui, pour Ma Taffy, la grand-mère de Kaia, est un signe parmi d’autres qu’une grande catastrophe est sur le point d’advenir. Elle se met alors à raconter à l’enfant l’avènement d’Alexander Bedward, le Prêcheur Volant…


L’Île du Point Némo, de Jean-Marie Blas de Roblès

Signé Bookfalo Kill

Quand on s’appelle John Shylock Holmes, pas étonnant d’être irrésistiblement attiré par les mystères les plus étonnants – même si on n’a aucun lien avec le célèbre détective ! Aussi, lorsque Lady MacRae mandate l’intéressé pour retrouver l’Anankè, un diamant de très grande valeur qu’on a soutiré à son coffre-fort, et que dans le même temps, on retrouve non loin de là trois pieds chaussés de baskets de marque Anankè aux pointures différentes, il n’hésite pas une seconde à se lancer dans l’aventure, en compagnie de Grimod, son majordome noir, de son ami Martial Canterel, aussi riche qu’excentrique et opiomane au dernier degré (et par ailleurs ancien amant de Lady MacRae), et de Miss Sharrington, secrétaire de ce dernier…

…et ce résumé, sincèrement, c’est la version courte et simplifiée ! Car le nouveau roman de Jean-Marie Blas de Roblès est infiniment plus riche, plus fou, plus foisonnant, plus complexe, plus exaltant, plus drôle – bref, plus tout que ce que les quelques lignes ci-dessous laissent imaginer.

Blas de Roblès - L'Île du Point NémoImaginer, tiens, d’ailleurs, c’est le maître-mot de ce livre-trublion qui clame son amour de la littérature, et notamment de la littérature d’aventure, Jules Verne en tête (mais aussi Dumas, Conan Doyle ou Lovecraft). Savant sans ostentation, privilégiant toujours l’histoire qu’il raconte plutôt que d’avoir la vanité d’étaler ses connaissances (pourtant immenses), Blas de Roblès s’autorise toutes les excentricités et ne refuse rien à son inventivité. Pour le dire autrement, ça part dans tous les sens et c’est jubilatoire.
De longs et périlleux voyages par tous les moyens de transports possibles, trains (dont le Transsibérien), bateaux, voitures, et même un dirigeable, des personnages tous plus dingues et mystérieux les uns que les autres, des rebondissements à foison, un rythme ébouriffant, des énigmes improbables, des meurtres, des trahisons… Il y a tout cela et bien d’autres choses dans L’Île du Point Némo, animé par une érudition époustouflante et un style virevoltant, riche, plein de verve, qui prouve que, oui, OUI, il y a encore de vrais grands écrivains en France.

Je le dis d’autant plus volontiers que Jean-Marie Blas de Roblès va encore plus loin avec ce livre, dont le récit d’aventure n’est qu’une composante. Un récit dans le récit, pour être précis, avec une bonne dose de mise en abyme, car entre deux péripéties de Holmes et compagnie, l’auteur imbrique d’autres histoires qui lui répondent étonnamment, en mêlant tellement de choses étonnantes et passionnantes qu’il serait dommage de chercher à les résumer ici. Sachez seulement, par exemple, qu’il sera question d’une usine de fabrication de liseuses électroniques, ou de la tradition de lecture à haute voix dans les ateliers de fabrication de cigares à Cuba…
Le ton y varie également, passant de passages joyeusement égrillards (hello Rabelais !) à d’autres relevant du naturalisme pur et dur (coucou Zola !), dans un mélange audacieux des genres et des styles qui fonctionne à plein régime.

En relisant ce que je viens d’écrire, je constate, un peu dépité, que je suis loin de rendre justice à ce chef d’œuvre (oui, j’ose le terme !)… Que dire d’autre, ou de mieux ? C’est simple, en fait : lâchez tout ce que vous faites, foncez chez votre libraire, achetez L’Île du Point Némo et plongez-vous dedans séance tenante. Superbement écrit, génialement pensé et construit, merveilleusement excitant, d’une liberté totale, c’est de loin mon plus gros coup de cette rentrée littéraire 2014 !

L’Île du Point Némo, de Jean-Marie Blas de Roblès
  Éditions Zulma, 2014
ISBN 978-2-84304-697-1
464 p., 22,50€


A première vue : la rentrée Zulma 2014

Impossible de louper une publication des éditions Zulma sur une table de librairie ! Avec ses magnifiques couvertures graphiques, oeuvres de David Pearson depuis 2006, cette petite maison au rythme de parution maîtrisé a révélé des auteurs de tous les pays (l’Iranienne Zoya Pirad, l’Islandaise Audur Ava Olafsdottir, l’Indien R.K. Narayan…) comme de France, parmi lesquels Marcus Malte (et son sublime Garden of Love), Hubert Haddad, Chantal Creusot ou Jean-Marie Blas de Roblès.
Et justement – attention, transition de haut vol -, le voyez-vous venir, notre méga gros coup de cœur de la rentrée littéraire 2014 ?

Blas de Roblès - L'Île du Point NémoJULES H.P. VERNOCRAFT DE RABELDOYLE : L’Île du Point Némo, de Jean-Marie Blas de Roblès (lu)
L’auteur de Là où les tigres sont chez eux, prix Médicis mérité et triomphe public en 2008, revient avec un roman d’aventures époustouflant, génialement écrit et construit, d’une érudition réjouissante qui rend hommage à une palanquée de grands écrivains populaires (Verne, Lovecraft, Conan Doyle…) – bref, tout simplement jubilatoire du début à la fin. Ne passez pas à côté de cette ode à l’imagination et à la littérature qui ne se refuse rien, c’est pour nous LE grand roman à paraître fin août !

Wood - Le Complexe d'Eden BellwetherLE MAITRE DES ILLUSIONS : Le Complexe d’Eden Bellwether, de Benjamin Wood
Gros potentiel aussi dans ce premier roman d’un auteur anglais de 33 ans, qui interroge les limites entre génie et folie. Au cœur de son livre, il y a Eden Bellwether, un brillant organiste qui accompagne son talent de conceptions étranges sur la musique. Attiré par sa virtuosité autant que par sa sœur Iris, un jeune homme, Oscar, entre dans le cercle des Bellwether et y découvre des pratiques si perturbantes qu’il fait appel à un grand spécialiste des troubles de la personnalité…

Malte - Fannie et FreddieGARDEN OF REVENGE : Fannie et Freddie, de Marcus Malte
L’auteur de l’inoubliable Garden of Love de retour chez Zulma (après un passage moyen par la Série Noire), quelle excellente nouvelle ! Il nous emmène cette fois de l’autre côté de l’Atlantique, dans l’Amérique plongée dans la crise des subprimes qui a ruiné des milliers de ménages modestes. Fille de l’un de ces couples, Fannie rallie un jour Manhattan, se glisse dans Wall Street et prépare sa vengeance… A paraître le 2 octobre, et très attendu également !