Articles tagués “Azouz Begag

À première vue : la rentrée Julliard 2021


Intérêt global :


Chez Julliard, tout est à refaire ou presque. En quittant la maison qu’ils animaient depuis 1995 pour créer leur propre marque, Betty Mialet et Bernard Barrault ne sont pas partis les mains vides, puisqu’ils ont embarqué la plus grande partie de leurs auteurs phares – et non des moindres : Philippe Jaenada, Yasmina Khadra, Jean Teulé, Lionel Duroy, Mazarine Pingeot, Fouad Laroui… Beaucoup de beau linge, gros vendeurs par-dessus le marché.
À la tête du label depuis 2019, Vanessa Springora doit donc tout rebâtir. Pour sa deuxième rentrée d’automne, elle comptera sur l’expérience d’un gone du Chaâba, sur un transfuge d’Actes Sud, et sur une primo-romancière.

À première vue, pas le programme le plus fou de l’année, on va donc faire vite (et remercier le logiciel professionnel Électre pour la qualité et la concision de ses résumés).


Les confluents, d’Anne-Lise Avril
Journaliste free-lance, Liouba parcourt le monde à la recherche de sujets liés au changement climatique. En Jordanie, où elle observe une communauté de Bédouins replanter une forêt native dans le désert, elle croise Talal, un photoreporter. Une amitié se noue, puis une attirance. D’année en année, le destin ne cesse de les ramener l’un vers l’autre puis de les séparer. Premier roman.

L’arbre ou la maison, d’Azouz Begag
À la mort de leur mère, deux frères franco-algériens, Azouz et Samy, retournent à Sétif après des années d’absence pour vérifier l’état de la maison familiale. Tandis que cette perspective n’enchante guère le second, le premier est impatient d’assister à la révolution démocratique qui secoue le pays. Mais sur place, ils ne reconnaissent plus rien et sont devenus des étrangers aux yeux des locaux.

Celle qui se métamorphose, de Boris Le Roy
Un matin, Nathan se réveille aux côtés d’une femme qui n’est pas exactement celle auprès de laquelle il s’est endormi. Tout en Anne est désormais plus affûté : ses traits semblent plus lisses, son corps plus musclé, sa bouche plus pulpeuse. Et c’est aussi sa supérieure hiérarchique. Entre comédie psychanalytique, fable surréaliste et digression philosophique, ce roman interroge la déroute masculine face aux mutations sociales du genre.