Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût (Vauvenargues)

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A première vue : la rentrée Stock 2018

L’année dernière, nous avions reproché à Stock de faire partie des éditions se présentant à la rentrée avec un effectif beaucoup trop pléthorique. Pas mieux cette année, puisque la maison bleue aligne pas moins de douze nouveautés pour la seule date du 22 août… Et comme d’habitude, nous n’en retiendrons que deux ou trois, sans trop s’attarder sur le reste. En espérant trouver dans la liste un titre aussi somptueux que Les huit montagnes de Paolo Cognetti !

Bosc - CapitaineOHÉ OHÉ : Capitaine, d’Adrien Bosc
Pour moi, le plus attendu de la bande. Aujourd’hui éditeur au Seuil et aux éditions du Sous-Sol, ce jeune homme doué et pressé qu’est Adrien Bosc avait marqué les esprits avec son premier roman paru en 2014, Constellation. Après cette histoire d’avion, voici qu’il s’intéresse à un bateau, le Capitaine Paul-Lemerle, parti du port de Marseille le 24 mars 1941 avec à son bord André Breton, Claude Lévi-Strauss, Anna Seghers et beaucoup d’autres artistes, écrivains, journalistes, fuyant tous le régime de Vichy et la menace nazie. A sa manière kaléidoscopique, Bosc s’attache à relater le long voyage du bateau jusqu’en Amérique. Le sujet a tout pour que le jeune écrivain (32 ans) en fasse quelque chose de brillant.

Boltanski - Le guetteurMOMMY : Le Guetteur, de Christophe Boltanski
Lui aussi sera attendu pour son deuxième roman, car son premier, La Cache, a été très remarqué et apprécié (au point de décrocher le Prix Femina il y a trois ans). Cette fois, il y est question d’un fils qui, découvrant le manuscrit inachevé d’un polar dans les affaires de sa mère, décide d’enquêter sur elle pour essayer de comprendre cette femme mystérieuse. Des investigations qui vont le ramener aux jeunes années de sa mère, alors qu’elle était étudiante à la Sorbonne, en pleine guerre d’Algérie…

Noiville - Confessions d'une cleptomaneTHIEF, BAGGINS ! : Confessions d’une cleptomane, de Florence Noiville
Florence Noiville a de la suite dans les idées. En l’occurrence, celle de placer un désordre psychique majeur au cœur de l’intrigue de ses livres. Après le syndrome de Clérambault dans L’Illusion délirante d’être aimé (2015), la voici donc qui, le titre est parlant, s’intéresse à la manie irrépressible du vol, en mettant en scène une femme, grande bourgeoise, épouse de ministre, qui ne peut s’empêcher de faucher tout ce qui lui passe sous la main. Jusqu’au jour où elle vole un objet qu’elle n’aurait jamais dû non seulement prendre, mais même simplement voir…

Dupont-Monod - La révolteALIÉNOR II, LE RETOUR : La Révolte, de Clara Dupont-Monod
Clara Dupont-Monod a de la suite dans les idées. Après avoir rencontré un succès certain avec Le Roi disait que j’étais diable (Grasset, 2014), elle reprend son « personnage » d’Aliénor d’Aquitaine, racontée cette fois par son fils, Richard Cœur de Lion, au moment où la reine demande à ses enfants de se retourner contre le Roi d’Angleterre, leur père.

Lamberterie - Avec toutes mes sympathiesMON FRÈRE : Avec toutes mes sympathies, d’Olivia de Lamberterie
Célébrité de la critique littéraire française, Olivia de Lamberterie saura sans doute trouver du soutien médiatique chez ses petits camarades, pour faire causer de ce premier livre où elle évoque son frère, à la suite du suicide de ce dernier en 2015. De l’autofiction Stock pure et dure. Pas mon truc, mais enfin…

Estève - SimpleLE DÉMON A VIDÉ TON CERVEAU : Simple, de Julie Estève
Un simple d’esprit, perché dans un village corse, se raconte et raconte les autres au fil d’un monologue adressé à sa chaise. Il évoque particulièrement ses liens ambigus avec une adolescente retrouvée morte dans les années 80. Deuxième roman.

Razon - EcouteCE QU’IL RESTE DE NOUS : Écoute, de Boris Razon
Deuxième roman encore, après l’un peu remarqué Palladium (2013). Il est question cette fois d’un policier chargé d’espionner les communications des gens alentour, caché dans un van avenue des Gobelins. Il s’intéresse soudain à un homme qui, bizarrement, n’émet aucun signal, ce qui le transforme instantanément en suspect – ou au moins en type curieux…

Sibony - La femme de DieuBOULEVARD : La Femme de Dieu, de Judith Sibony
Et un premier roman pour faire bonne mesure ! Un metteur en scène a pris l’habitude d’associer sur scène sa femme, à qui il réserve toujours le rôle principal, à sa maîtresse du moment. Mais la dernière en date le pousse dans ses retranchements en exigeant de porter son enfant tout en jouant le rôle de l’amante… Une mise en parallèle de la création théâtrale et de la procréation médicale.

Nathan - L'Evangile selon YouriHEAL THE WORLD : L’Évangile selon Youri, de Tobie Nathan
Un psychanalyste désabusé prend sous son aile un gamin tzigane de dix ans, dont on dit qu’il possède des pouvoirs magiques. Imposteur ou vrai magicien des temps modernes ? Tu le sauras, lecteur, en lisant ce livre signé par le célèbre psychanalyste (désabusé ?) Tobie Nathan.

Frèche - Vivre ensembleMAKE IT A BETTER PLACE : Vivre ensemble, d’Émilie Frèche
Ayant échappé de peu aux attentats de Paris le 13 novembre 2015, Pierre et Déborah décident de profiter du temps présent et de consolider leur relation naissante. Ils emménagent donc avec leurs enfants respectifs : Léo, 13 ans et Salomon, 11 ans. Mais les deux fils supportent mal de cohabiter avec des beaux-parents qu’ils n’ont pas choisis.

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Kushner - Le Mars ClubFOR YOU AND FOR ME : Le Mars Club, de Rachel Kushner
(traduit de l’américain par Sylvie Schneiter)
Romy Hall, une ancienne strip-teaseuse au Mars Club, est condamnée à la perpétuité pour avoir tué l’homme qui la harcelait. Enfermée à la prison de Stanville, elle apprend que sa mère à qui elle avait confié Jackson, son fils de 7 ans, vient de mourir. Déchue de ses droits parentaux, la jeune femme décide d’agir.

Yazbek - La marcheuseAND THE ENTIRE HUMAN RACE : La Marcheuse, de Samar Yasbek
(traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman)
Rima aime les livres, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter.
Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire.
À travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.


On lira sûrement :
Capitaine, d’Adrien Bosc

On lira peut-être :
La Marcheuse, de Samar Yasbek
Le Guetteur, de Christophe Boltanski


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A première vue : la rentrée Seuil 2015

Les éditions du Seuil font partie des grosses écuries dont nous n’avons pas encore parlé cette année. Qu’à cela ne tienne, c’est parti ! Néanmoins, pas de quoi sauter au plafond non plus… Du côté des francophones, à part Alain Mabanckou, qu’on voit mal nous décevoir, les titres annoncés ne nous excitent pas plus que cela (constat entièrement personnel, évidemment). Ca pourrait être mieux du côté des étrangers – ça pourrait. Et dans le meilleur des mondes, nous pourrions aussi nous tromper complètement. Réponse(s) à la rentrée.

Mabanckou - Petit PimentÇA PIQUE, ÇA LANCE ET ÇA REPIQUE DERRIÈRE : Petit Piment, d’Alain Mabanckou
Petit Piment est un orphelin de Pointe-Noire dont la vie est pour le moins agitée. Pensionnaire d’une institution catholique dirigée par le tyrannique et corrompu Dieudonné Ngoulmoumako, il profite de la révolution socialiste pour s’évader, faire les quatre cent coups, puis se réfugier dans la maison close de Maman Fiat 500. Il y coule enfin des jours paisibles, jusqu’au au jour où le maire décide de s’attaquer à la prostitution. Ulcéré, Petit Piment passe en mode vengeance…

Desbiolles - Le Beau tempsON EN A GROS : Le Beau temps, de Marilyne Desbiolles (lu)
Roman biographique ou biographie romancée, roman documentaire, exofiction : les noms flous ne manquent pas pour tenter de définir ce genre très (trop ?) à la mode mêlant travail littéraire et personnages ou faits réels. Si Patrick Deville, Jean Echenoz et Eric Vuillard, entre autres, s’y sont brillamment illustrés, Marilyne Desbiolles aurait mieux de s’abstenir. Sa tentative, consacrée à Maurice Jaubert (compositeur de musique de films du début XXème) n’a définitivement rien d’un roman ; pas sublimée par un style, c’est une biographie assez pauvre et sans intérêt, ses rares incursions dans le texte pour ajouter de la matière littéraire s’avérant souvent ratées.

Delerm - Les eaux troubles du mojitoY’A DE LA RELANCE SUR LE DEJA-VU : Les eaux troubles du mojito, de Philippe Delerm
Sous-titré « et autres belles raisons d’habiter sur terre », ce petit livre ramène Delerm sur le chemin balisé qu’il avait ouvert avec La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, celui de textes courts et poétiques sur les petites choses qui font le sel de la vie quotidienne. C’était il y a dix-huit ans et rien n’a changé ou presque.

Holder - La Saison des BijouxUN ROI A LA TAVERNE : La Saison des Bijoux, d’Eric Holder
Écrivain de l’intime, Eric Holder revient avec une immersion dans le monde des marchands ambulants. Le temps d’un été, Jeanne, Bruno et leur tribu s’installent dans une petite ville de la côte Atlantique et tiennent un stand sur le marché. Entre les différents artisans et maraîchers présents autour d’eux, Forgeaud, le patron des lieux, est subjugué par Jeanne et se promet de la posséder avant la fin de la saison… Un huis-clos au grand air, passionnel et intimiste, qui sert de prétexte à une galerie de personnages hauts en couleur.

Kebabdjian - Les désoeuvrésUNAGI : Les Désœuvrés, d’Aram Kebabdjian
La Cité est une résidence où se côtoient de nombreux artistes, uniquement préoccupés de créer en ce lieu pensé pour eux. Chaque chapitre de ce long premier roman s’intéresse à une œuvre et à un artiste imaginés de toutes pièces par l’auteur, composant une vision de l’art contemporain. L’idée est intéressante, mais sur 512 pages, j’espère qu’on verra évoluer les personnages et que le livre ne se résumera pas à une longue énumération, sous peine de finir par manquer d’intérêt…

Majdalani - Villa des femmesELLE EST OÙ LA POULETTE ? : Villa des femmes, de Charif Majdalani
Le romancier libanais (qui écrit en français) met en parallèle, dans le Liban des années 60, la guerre de succession suivant le décès de Skandar Hayek, un homme d’affaires prospère dont la famille se déchire, et la guerre civile qui ébranle le pays. L’occasion pour les femmes de la famille de prendre le pouvoir…

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Grossman - Un cheval entre dans un barLA PENTE FATALE : Un cheval entre dans un bar, de David Grossman
(traduit de l’hébreu par Nicolas Weill)
Sous les yeux du juge Avishaï Lazar, un ancien ami d’école, un comédien monte sur la scène d’un club miteux d’Israël, où son numéro de comique vulgaire dérape soudain vers une confession inattendue et terrible. Depuis Une femme fuyant l’annonce, prix Médicis étranger 2011, le romancier israélien est très suivi.

Kapoor - Un mauvais garçonIL TABASSE LE ROUQUIN : Un mauvais garçon, de Deepti Kapoor
(traduit de l’anglais (Inde) par Michèle Albaret-Maatsch)
Sa mère est morte, son père est parti, elle a vingt ans à New Delhi. Elle voudrait brûler sa vie mais se plie aux conventions sociales, pas le choix. Jusqu’au jour où elle rencontre ce mauvais garçon qui l’attire irrésistiblement. Sexe, drogue, alcool, elle plonge corps et âme avec lui dans une ville beaucoup plus dangereuse et palpitante qu’elle ne l’imaginait.

Cuenca Sandoval - Les hémisphèresJ’AI UN PIVERT DANS LA TÊTE, C’EST NORMAL ? : Les hémisphères, de Mario Cuenca Sandoval
(traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon)
En vacances à Ibiza, deux amis s’adonnent à tous les plaisirs, abusant notamment de dantéine, une drogue en forme de poudre orange. Sous son emprise, ils tuent accidentellement une jeune femme au volant de leur voiture. Des années plus tard, ils restent obsédés par l’image de celle qu’ils nomment « la Première Femme », croyant la voir réincarnée dans d’autres silhouettes féminines qu’ils pourchassent sans relâche.

(Merci à Alexandre Astier pour les titres introduisant chaque présentation !)


Collection n°3

Un des premiers articles que j’avais fait pour ce blog portait déjà sur cette revue annuelle. Collection présente son troisième numéro. A chaque page, Collection me surprend. Les interviews sont toujours retranscrites de manière vivante, claire, les images sont de qualité. Si les personnes interviewées sont des dessinateurs, leur technique a parfois évolué (vers la poterie pour FLAG, par exemple). Le dessin est le prétexte à une rencontre avec un artiste, mais les intervieweurs et interviewés s’accordent des libertés et s’expriment sur des sujets autres que le dessin pur et dur. 

Collection permet aux néophytes comme moi de découvrir un univers dont j’ignore les mille richesses. Au fil des pages, on découvre des artistes, que l’on apprécie ou pas le travail, et en ce sens, Collection remplit haut la main sa mission de défricheurs de talents, d’initiateurs au dessin. J’ai adoré des artistes comme Thomas Mailaender et sa collaboration avec Dominique Théâte ou encore les dessins de Lord Jon Ray et les points de croix de Moolinex. 

Collection n°3 est toujours bilingue anglais-français et comporte de nombreuses reproductions. Sincèrement, Collection est une revue brillante sur un sujet parfois trop méconnu du grand public. 

Collection n°3
Editions En Marge, 2012
9782914697606
256p., 20€

Pour commander en ligne, rendez-vous sur le site de la revue, les frais de ports sont offerts : http://www.collectionrevue.com/

Un article de Clarice Darling.


Maisons d’écrivains et d’artistes (Paris et ses alentours) d’Hélène Rochette

Forcément, quand on relie les livres et Paris, ça fait tilt dans mon ciboulot. Hélène Rochette a réussi le pari de faire un guide de voyage qui allie ses deux passions et nous offre un ouvrage qui joint l’utile à l’agréable. 

On déambule dans les rues de Paris ou dans les villes avoisinantes (jusqu’à 200km tout de même) pour découvrir un auteur ou un artiste. Visitez la dernière demeure de Boris Vian, découvrez les châteaux de Maurice Maeterlinck ou d’Emile Zola à Médan (Yvelines), grimpez le somptueux escalier de l’atelier de Gustave Moreau à Paris ou pleurez sur la tombe de Léopoldine en compagnie de son père, Victor Hugo, à Villequier (Seine-Maritime). 

Si le guide est extrêmement documenté (il manque cependant un petit rappel des dates de vie et de mort des artistes) et si les photos sont superbes, cela ne dispense bien évidemment pas de se rendre dans lesdites demeures. Plus qu’un réel guide de voyage, Maisons d’écrivains et d’artistes nous donnent une réelle motivation pour se rendre dans les contrées parfois lointaines qui ont su inspirer les génies des siècles passés. 

Maisons d’écrivains et d’artistes (Paris et ses alentours) d’Hélène Rochette
Editions Parigramme
9782840967187
278p., 22€

Un article de Clarice Darling


La revue Collection

Collection, revue de dessin contemporain, vient de sortir son deuxième opus.

Collection n°1

Collection n°2

Le premier numéro m’avait épaté par sa qualité, tant sur le fond que sur la forme. Le nouveau-né est le digne frère de son aîné.

Pas besoin d’être un crack du dessin ou un passionné de graphisme pour se pencher sur Collection. Et c’est justement là l’intérêt : présenter des dessinateurs connus (Killofer ou Rupert et Mulot) ou inconnus du grand public afin de sortir des carcans habituels du « bah le dessin contemporain, je ne comprends rien ».

Avec Collection, on dialogue avec les artistes pour comprendre leurs travaux, on s’ouvre vers un univers plus ou moins connu, par le biais d’entretiens. Pour appuyer les dires des auteurs-dessinateurs, de nombreuses reproductions d’œuvres des artistes interrogés parsèment la revue. Les artistes s’expriment sans tabous, les questions ne sont pas planifiées d’avance (les rédacteurs de Collection ne sont pas journalistes et on sent la spontanéité dans leurs interrogations), l’interview est fluide, amenant une cohérence et une compréhension autour de l’œuvre et de la personnalité du dessinateur.

Ce qu’il y a de bien chez Collection, c’est la diversité des techniques présentées. Collages, huile sur toile, stylo Bic, feutres, gouache… On découvre ainsi des artistes ou des œuvres étonnantes (Masist Gül notamment), hors des sentiers battus et des idées préconçues.

Le seul point « faible » de Collection réside peut-être dans sa ressemblance avec Roven, autre revue de qualité de dessin contemporain. Si elles ne sont pas similaires (hormis pour le prix et le bilinguisme total de la revue), on peut sentir une certaine filiation, que ce soit par les artistes présentés ou dans la forme des entretiens. Roven reste cependant une véritable revue au sens large du terme (avec un dossier sur un thème précis ; des présentations d’artistes ; des entretiens, des portfolio…), tandis que Collection se concentre vraiment sur les auteurs-dessinateurs, leurs oeuvres et l’entretien qui tourne autour d’eux.

La somme de travail accomplie par l’équipe bénévole de Collection limite la parution de cette revue à une publication par an, mais les auteurs (tous dessinateurs) sont régulièrement invités à des expositions, principalement à Paris, ainsi qu’en province ou à l’étranger.

Pour conclure, Collection est une revue exigeante écrite dans un jargon intelligible pour le commun des mortels. Elle ouvre à une forme artistique plus discrète, plus secrète. Gageons qu’elle puisse trouver sa place au sein des revues de dessins et devienne, chemin faisant, un des incontournables du milieu.

Revue Collection, publiée aux éditions En Marge,
diffusion/distribution Les Belles Lettres
revue annuelle
n°1 ISBN 9782914 697439 paru en mai 2010
n°2 ISBN 9782914 697507 paru en mai 2011
Revue entièrement bilingue anglais/français
18€

En savoir plus http://www.collectionrevue.com/

Un article de Clarice Darling

Les images de cet article sont extraites du site internet de la revue Collection