Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût (Vauvenargues)

L’Invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick

Signé Bookfalo Kill

Avant d’être un film de Martin Scorsese – dans les salles dès demain, histoire d’égayer notre Noël 2011 – L’Invention de Hugo Cabret est un excellent roman pour enfants signé Brian Selznick. Les éditions Bayard venant opportunément de le publier en poche, c’est l’occasion d’en dire quelques mots… avant de le glisser sous le sapin à l’intention de vos chers bambins, cela va sans dire !

Paris, 1931. Hugo Cabret a une dizaine d’années, il est orphelin depuis la mort de son père dans l’incendie du musée où il travaillait. Il vit caché dans une grande gare parisienne, dont il remonte les pendules avec l’aide de son oncle alcoolique qui l’a recueilli bon gré mal gré. Héritier du don familial pour l’horlogerie, le jeune garçon n’a qu’une obsession : faire fonctionner un automate très élaboré que son père n’a pas eu le temps de réparer avant de mourir. Pour cela, il dérobe des pièces de mécanisme dans la boutique de jouets de Georges, un vieil homme bourru et étrange.
Pris un jour en flagrant délit, Hugo est obligé de donner le carnet de son père au marchand de jouets. Furieux, décidé à récupérer son bien par tous les moyens, le jeune garçon va alors découvrir les secrets et le passé prestigieux du vieux Georges…

Avec ses personnages attachants, son suspense, ses rebondissements et surtout son sujet – les débuts du cinéma, à travers notamment le destin d’un des plus grands réalisateurs et inventeurs français du genre… je vous laisse deviner qui, si ce n’est déjà fait ! -, ce roman avait déjà beaucoup pour plaire. Mais sa mise en forme fait toute la différence et le classe très haut parmi les romans pour enfants les plus originaux sortis depuis longtemps.
En effet, l’histoire est racontée à l’aide de séquences dessinées intercalées entre des passages de texte. Les superbes dessins en noir et blanc, oeuvres de Selznick lui-même, ne se contentent donc pas d’illustrer l’histoire, mais ils contribuent entièrement à la raconter, en empruntant d’ailleurs leurs cadrages et leurs enchaînements à l’art de la narration cinématographique.

Le résultat est un magnifique roman-cinéma, qui présente au passage un autre avantage : avec ses 530 pages très faciles et très rapides à lire, il peut contribuer à aider des jeunes lecteurs (dès 9 ans) à dominer leur éventuelle peur des gros livres… Ca, c’est le cadeau bonus !

L’Invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick
Editions Bayard, 2008 (2011 pour l’édition de poche)
ISBN 978-2-7470-3886-7
533 p., 12,90€

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s