Archives de 13 janvier 2020

It's a new dawn, it's a new life…

Il faut parfois prendre du recul, et du temps. Se poser, non seulement des questions, mais surtout les bonnes questions.
Est-ce que tout ceci a du sens ?
Mon avis a-t-il seulement de l’importance ?
Est-ce que ça compte, d’être lu par vingt personnes ou par deux cents ?
Et la plus capitale de toutes, sans doute, lorsqu’on se livre à l’exercice du blog : est-ce que je prends du plaisir à faire ceci ?

En 2018, cette dernière question a commencé à prendre beaucoup de place dans ma tête, pour une multitude de raisons, personnelles et professionnelles, avec lesquelles je ne vous embêterai pas ici. Elle s’était déjà immiscée dans mon cortex, ce qui avait occasionné des pauses plus ou moins longues entre les publications de Cannibales Lecteurs. Lors de la rentrée littéraire de septembre 2018, elle s’est posée au milieu du chemin et ne m’a plus laissé passer.


Alors, je me suis assis au bord de la route, pour attendre et réfléchir. Sans avoir la moindre idée du temps qu’il faudrait pour me relever et repartir – ni si j’allais seulement le faire un jour.
Puis la vie est passée par là. Les Cannibales ont accueilli dans leur tribu une deuxième future lectrice de choc. J’ai décidé d’arrêter de travailler pour m’occuper d’elle. Et donc de m’éloigner de la librairie, métier qui m’accaparait depuis 18 ans, avec des hauts et des bas, des grands moments de passion et d’autres plus douloureux.
Et cette question, finalement proche de celle évoquée au début de ce texte : ai-je encore le cœur pour ce métier ?


Cette question, pour l’instant, reste en suspens. En revanche, au fil de cette nouvelle vie, m’est revenue l’envie de lire, que j’avais perdue. Et aussi celle d’écrire, de partager.
Après une longue réflexion, et pas mal d’hésitations, je décide donc de rouvrir Cannibales Lecteurs. Sans pression particulière, sans quête de performance, juste pour le plaisir de poser à nouveau des mots sur des émotions de lecture. En insistant sur ce point, d’ailleurs : l’émotion. Le sentiment. Le cœur avant l’esprit, l’intuition avant l’analyse. Mon excellent camarade Yvan Fauth en a fait le mantra de son formidable blog – qui porte le nom, tiens tiens… d’Émotions. (Si ce n’est déjà fait, abonnez-vous. Ce blog est une mine d’or.)

Sur ce blog, néanmoins, nous avons toujours revendiqué notre liberté de ton, le droit de dire que nous avons aimé ou non – en expliquant pourquoi, du mieux possible. De ce côté rien ne change. Cannibale un jour, Cannibale toujours !

Mais comme je suis gentil, dans le fond (si si), j’ai choisi de revenir avec un coup de cœur – le livre de cette rentrée qui m’a poussé à revenir hanter ces pages virtuelles.
Une ode simple et pétillante au rêve, à l’imagination, à la création et, bien sûr, à la littérature…

Pour découvrir de quel roman il s’agit, rendez-vous demain !