Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût (Vauvenargues)

Archives de 13 janvier 2013

Bérénice 34-44 d’Isabelle Stibbe

Mise en page 1En voilà un premier roman lumineux, malgré les heures sombres décrites dans ses pages! Pour un premier livre, Isabelle Stibbe nous envoie un bon crochet du droit et j’ai hâte de lire ses prochaines oeuvres! C’est mon collègue préféré qui m’a conseillé le livre sans l’avoir lu.  Il avait vu sur le bandeau publicitaire, deux expressions qui font mouche chez moi : « Comédie-Française » et « Occupation ». Un roman sur la Comédie-Française pendant l’Occupation… tiens tiens tiens… (J’avoue, sans cela, je serai sûrement passée à côté!)

Bérénice 34-44 raconte l’histoire d’une jeune fille qui donnera tout pour le théâtre. Incomprise par sa famille, des fourreurs juifs venus de Russie, elle les abandonne sans arrière pensée quand elle apprend qu’elle est reçue première au concours d’entrée du Conservatoire, en 1934. Elle côtoie alors les plus grands. Jouvet, Baty, Gabin, Barrault… En 1937, elle intègre le Français, dont elle est alors la plus jeune pensionnaire. Bérénice devient une comédienne réputée. Mais la guerre va la rattraper. 

Cet ouvrage mène habilement fiction et réalité et me fait penser au dernier roman de Nicolas d’Estienne d’Orves, que j’avais grandement apprécié. En plus d’être un cri d’amour à son père miraculé, Isabelle Stibbe écrit très bien, s’est extrêmement documentée et on en vient à regretter que Bérénice n’ait jamais existé.

Bérénice 34-44 d’Isabelle Stibbe
Editions Serge Safran Editeur, 2012
9791090175075
316p., 18€

Un article de Clarice Darling.

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