Archives de 11 mars 2012

100 posts !

Wouahou, déjà! On va jouer la symbolique du chiffre 100 même si nous n’avons pas tout à fait 100 critiques (mais 96, bon…)

Pour cet article un peu spécial, nous allons vous faire part, Bookfalo Kill et moi-même, de nos quatre ouvrages préférés et de nos quatre ouvrages détestés parmi ces 100 posts écoulés.

Mais avant, un peu de statistiques et surtout, de remerciements!

Merci à ceux qui nous soutiennent en nous lisant régulièrement, je pense à AlexMotàMots, Holden, La Petite Souris, Hervé Durieux, Guillome, Marianne et tous ceux qui nous lisent sans laisser de commentaires, merci. On n’a pas l’impression de faire ça dans le vide et vous savoir auprès de nous, cela nous motive à lire toujours plus et vous donner nos impressions de lecture. Encore une fois, merci à tous.

Si vous désirez nous suivre, nous venons de créer une page Facebook :

http://www.facebook.com/cannibaleslecteurs 

N’hésitez pas à aimer la page, vous serez ainsi informés directement de nos publications.

Sur 99 posts, nous avons eu 88 commentaires et les livres les plus vus sont (outre la page d’accueil avec 6461 vues) :
Tuer le père, d’Amélie Nothomb.
Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann.
Le passager, de Jean-Christophe Grangé.

Nous avons commencé ce blog en mai 2011 et pour le premier mois, nous avions culminé à 127 vues! Depuis, nous tournons entre 2000 et 3000 vues par mois et ce n’est pas fini! En tout, au 11 mars 2012, vous avez été 15 539 à cliquer sur Cannibales Lecteurs. MERCI !

Parmi toutes nos lectures, voici nos ouvrages préférés :

Le Top 4 de Clarice :
1) Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan.
2) HHhH, de Laurent Binet
3) Et la fête continue d’Alan Riding.
4) Ce qu’il advint du sauvage blanc, de François Garde.

et les flops :
1) Le Poids du papillon, d’Erri De Luca
2) Les secrets de Fantômette de Georges Chaulet.
3) Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati.
4) Du domaine des murmures de Carole Martinez.
Le Top 4 de Bookfalo :
1) Les ronds dans l’eau, d’Hervé Commère.
2) 3″ de Marc-Antoine Mathieu.
3) Serena, de Ron Rash.
4) Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon.

et les flops :
1) Lacryma Christi de Carlo Fighetti.
2) Adieu de Jacques Expert.
3) Pour en finir avec le cinéma de Blutch.
4) Les compagnons de la lune rouge, de Claire Mazard.

 Voilà, notre petit interlude se termine par une vidéo bien sympathique. Encore une fois, merci à tous, on continue… et longue vie aux livres papier !


Storr, architecte de l’ailleurs de Françoise Cloarec

Jusqu’à la fin mars se déroule au Pavillon Carré de Beaudoin une exposition hors-norme consacrée à Marcel Storr (1911-1976), dessinateur autodidacte et inconnu de son vivant. Françoise Cloarec, que l’on a déjà vu dans ce même registre avec Séraphine de Senlis, toujours aux éditions Phébus, réussit à faire revivre cet artiste simple et débordant d’imagination. 

Marcel Storr, de père inconnu, a été abandonné par sa mère à l’âge de trois ans. Ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil, de santé fragile et souvent hospitalisé, le petit Marcel ne saura jamais lire ni à écrire. Une forte surdité lui est diagnostiquée, certainement due aux mauvais traitements reçus. A sa majorité, Marcel n’a qu’un rêve, travailler dans le métro parisien. Il sera finalement balayeur pour la mairie de Paris.

Son oeuvre commence alors qu’il a une vingtaine d’années. Il dessine, sans jamais avoir pris de cours, des édifices religieux absolument effarants. 

Crédit photographique, Liliane et Bertrand Kempf

Marcel dessine, il ne vit que pour cela. Il trouve à se marier, c’est sa femme, Marthe, qui présentera les oeuvres de son mari à Liliane et Bertrand Kempf, deux collectionneurs passionnés qui sauront préserver l’oeuvre de l’artiste. Marcel Storr dessine toujours plus, des églises puis des mégapoles, des tours, de très hautes tours. Il est persuadé que le Président Nixon viendra en personne lui demander les plans de ses constructions pour pouvoir reconstruire la France après une guerre nucléaire inéluctable.

Françoise Cloarec restitue la vie de Marcel Storr, en mélangeant histoire et fiction, une biographie romancée. Elle s’appuie sur de nombreux documents, a fouillé la vie de Monsieur Storr, lui qui ne s’est jamais vraiment connu lui-même. L’auteur, avec l’aide patente de Liliane et Bertrand Kempf, a réussit la belle prouesse, en partant de papiers administratifs, documents médicaux et de souvenirs vieux de quarante ans (en demandant à des voisins, à de la famille éloignée), de créer une biographie exemplaire, seul ouvrage de référence sur la vie de l’architecte de l’irréel. 

Marcel Storr n’a jamais voulu vendre de son vivant une seule de ses oeuvres. Aurait-il apprécié qu’un livre et plusieurs expositions lui soient consacrés? Là reste le mystère, celle d’un homme abandonné, qui aura passé sa vie à se reconstruire, à travers ses dessins. 

Storr, architecte de l’ailleurs de Françoise Cloarec
Editions Phébus, 2010
9782752904850
165p., 12€

Un article de Clarice Darling